BRESIL

Arrivant de l’Uruguay par bus, nous n’avons pas directement atterri dans le Brésil des cartes postales, qu’on imagine « noir », fait de samba, de noix de coco et de génies du foot. Notre première étape a été la région de Rio Grande Do Sul, dans la pointe sud du pays, un Brésil très « blanc », fortement marqué par la culture Gaucho (le peuple des gardiens de troupeaux de la pampa sud-américaine).

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Cette allusion au découpage blanc/noir dans cette introduction ne vient pas par hasard. Nous sommes arrivés avec des préjugés, celui d’un pays où le métissage était une vraie réussite, où la dichotomie raciale n’avait plus sens, tant les couleurs étaient étalonnées du blanc albâtre au noir ébène, avec suffisamment d’intermédiaires pour qu’on y abandonne définitivement la notion de race.  Nous avons rapidement été amenés à nuancer notre propos. A la télévision, un spot publicitaire présentait des afro-descendants ayant réussis une carrière professionnelle et se justifiant de leurs réussites sociales, gros plan à l’appui. Il en suivait un message moralisateur et démagogique disant : « Oui les noirs réussissent aussi, il faut arrêter les préjugés ! ». Le mythe du multiculturel festif et bon enfant était lézardé. C’est aussi pour cela que l’on voyage, créer des nuances.

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Après quelques rencontres, des documentations, les termes de « racisme institutionnalisé » ou d’ « apartheid social » sont revenus fréquemment. D’après un recensement rendu public fin 2011 par l’Institut national de statistiques, les Brancos (« Blancs ») représentent, pour la première fois depuis la fin du XIXe siècle, moins de la moitié de la population. Ces statistiques montrent aussi que les brésiliens de couleur (afro-descendants et indiens natifs) restent toujours nettement défavorisés par rapport aux blancs. L’inégalité raciale est flagrante à tous les niveaux, à commencer par la répartition des richesses. Deux tiers des pauvres sont noirs ou métis. A qualification égale, les noirs gagnent en moyenne deux fois moins que les blancs. Une femme noire ne perçoit environ qu’un quart du salaire d’un homme blanc.. L »afro-brésilianité » et l' »indigénité » sont encore des questions brûlantes au Brésil, même si à l’image du spot télé antiraciste et démago, le racisme institutionnalisé semble être reconnu et pointé du doigt, donc en passe d’être combattu par les gouvernants.

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Portrait : Alfredo Guillermo MARTIN GENTINI

Dès notre arrivée dans cette partie méridionale du Brésil, nous avons été chaleureusement  accueilli par le professeur Alfredo, qui était le professeur d’Anthony en Master de psychologie interculturelle au Mirail. Mr Martin Gentini sera notre premier portrait de psychologue au Brésil, mais également notre hôte, notre guide, et notre « laissez-passer » pour découvrir le département de psychologie de l’Université de Rio Grande et sa clinique universitaire, les CAPS (voir plus bas), le centre de thérapie communautaire de Pelotas ; lieux dans lesquels il est fortement impliqué quand il n’en est pas l’initiateur.

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Il serait dur de dresser un curriculum précis d’Alfredo tant son parcours de psychologue est riche et divers. Argentin d’origine, pays dans lequel il a reçu sa formation et commencé sa pratique, il s’est ensuite exilé au Paraguay, puis au Brésil, avant de s’installer dans le sud de la France. Il est enfin retourné au Brésil il y a quelques années. Psychologue transculturel de formation et parcours de vie, son travail l’a amené à intervenir dans plusieurs institutions de ces différents pays, en tant que thérapeute ou superviseur. Alfredo est aujourd’hui professeur de psychologie transculturelle et d’éducation environnementale à l’Université de Rio Grande, superviseur au sein de centres de psychothérapie communautaire, coordinateur de projet en santé mentale, il est également très investi dans l’organisation de spectacle de théâtre de l’opprimé*. Il est enfin en lien avec les CAPS pour lesquels il faisait des supervisions* et dans lesquels il accompagne aujourd’hui ses étudiants dans l’organisation de projet thérapeutique. Un homme qui ne chôme pas!

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Au delà de son parcours professionnel, Alfredo est un homme engagé corps et âme dans sa pratique de psychologue, d’une forme très militante. Au niveau de la fac, le professeur Alfredo a été un des créateurs du pôle de clinique universitaire, il a ouvert des places d’étudiants réservés aux indiens, aux descendants afro-brésiliens, il met en place un programme de sauvegarde des savoirs ancestraux afin de permettre aux jeunes indiens de s’approprier le savoir de leurs cultures… La liste est non exhaustive, Alfredo Martin est de ces psychologues qui ne comptent pas leurs heures, n’hésitant pas à faire du bénévolat afin de travailler auprès des « sans-voix » avec un dévouement sans bornes.

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Nous avons eu la chance de le suivre dans ses différentes activités, et de l’interviewer sur son histoire, son exil, son parcours professionnel et les motivations de son engagement. Un long passage de son discours sera accordé à la psychothérapie institutionnelle* dont il est un fervent défenseur, et aux personnages qui l’ont construite comme le grand François Tosquelles, Félix Guattari, Gilles Deleuze ou encore Jean Oury. Nous avons également abordé le travail de René Lourau* auprès de qui Alfredo a fait sa thèse.  Un portrait très riche. Alfredo fait partie de ces personnages dont le travail inspire les pratiques des psychologues que nous sommes.

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François Tosquelles

CAPS – Centro de Atenciao Psycho Social

Les CAPS (Centro de Atencao Psycho Social) sont des centres qui accueillent les usagers de santé mentale adulte (CAPSi pour les enfants). Des personnes en rupture sont ainsi accueillies dans des lieux ouverts dans lesquels ils sont suivis par un psychiatre et un psychologue, et dans lesquels diverses activités sont proposées. Ces lieux remplacent peu à peu les hôpitaux psychiatriques au Brésil, offrant un soin qui se veut moins asilaire et aliénant pour les patients. Ils sont le résultat d’une modification en profondeur du système de santé brésilien.

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Ces réformes sont fortement inspirées de la psychiatrie démocratique italienne de Franco Basaglia (l’antipsychiatrie). Elles ont démarré au Brésil dans les années 80 et, depuis 2006, la majorité des interventions en santé mentale se fait dans des dispositifs substituts. On est là dans une transformation de la conception du traitement psychothérapeutique qui n’est plus uniquement focalisé sur le soulagement de la souffrance psychique mais également sur la réinsertion sociale et le développement de l’autonomie de l’usager. Accueilli très chaleureusement dans ces espaces de santé « ouverts, » nous nous sommes entretenus avec les différents protagonistes, chefs de structures, psychologues, animateurs… Nos échanges se faisaient avec un « portugnol » (mélange de portugais et d’espagnol) approximatif mais plutôt efficace. Nous avons ainsi pu assister aux ateliers informatique, journal, et à un des ateliers radio mis en place par les usagers en santé mentale et les étudiants d’Alfredo : « Programa Unidos Venceremos »(sur facebook : https://www.facebook.com/programaunidosvenceremos?fref=ts ).

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Cette politique d’ouverture des hôpitaux psychiatriques est à rapprocher de la dynamique que nous avons connu en en France à partir des  années 1960. En France, dans ces années, l’émergence des chimiothérapies neuroleptiques et la mise en place progressive de la sectorisation ont permis aux patients de sortir du système asilaire au profit d’une diversification de prise en charge par des structures alternatives extrahospitalières : CMP, hôpitaux de jour, CATTP, foyers d’hébergement, familles d’accueil ainsi que des visites à domicile. Un travail en réseau avec les différents partenaires médicaux sociaux, éducatifs et juridiques s’est mis en place.

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Mais il est également vrai qu’en France, la convergence entre cette idéologie inspirée par l’antipsychiatrie et des considérations économiques ont conduit les hôpitaux à une diminution drastique des lits d’hospitalisation bien au-delà de celle qui était rendue nécessaire par l’amélioration des soins. Actuellement en France, nous arrivons à ce constat : de nombreux patients psychotiques errent dans les rues. Espérons qu’avec les immenses disparités sociologiques et démographiques au Brésil, où l’on rencontre à la fois des mégapoles au sein desquelles d’immenses favelas génèrent des difficultés bien particulières, et des zones peu peuplées telles l’Amazonie ou le Céara, les mêmes erreurs ne se reproduisent pas.

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Université Fédérale de Rio Grande – FURG

Nous avons pu visiter l’Université de Rio Grande et notamment sa clinique universitaire, véritable source d’inspiration pour nos projets professionnels. En effet, à l’intérieur même du campus, la fac a créé un service d’accueil et de soins psychothérapeutique. Une révolution pour nous, qui ne connaissions pas ce système ou le soin est intimement rattaché à la formation clinique. Cela nous a donné des idées!

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Ce lieu, flambant neuf, intègre des salles de consultation collective, individuelle, familiale, ainsi que des bureaux pour les enseignants, des salles de cours et de projection vidéo.  Le centre de consultation reçoit environ 150 usagers par semaine, de toute pathologie et de tout âge. Les étudiants en psychologie de l’Université de Rio Grande peuvent alors, et ce dès la deuxième année, être confrontés à la maladie mentale, assister à des consultations, découvrir en parallèle de leur formation ce qu’est de façon concrète et pragmatique la pratique clinique. On devrait en prendre de la graine. Je pense notamment à certaines universités françaises où il est possible d’arriver en Master de psychologie clinique sans JAMAIS n’avoir fait de stage en psychiatrie, ni rencontrer de malades ! Cette continuité entre formation universitaire et soin en santé mentale a certainement traversé l’esprit de nombreux psychologues travaillant en fac, mais le problème des financements et de la politique de soin a certainement eu raison de leur volonté de créer ces espaces.

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Au-delà de son campus très agréable et de sa super clinique universitaire, l’Université de Rio Grande peut se vanter d’avoir un positionnement éthique et engagé avec les minorités. Même si il a fallut des années de lutte pour que cette politique soit mis en place (Alfredo est allé jusqu’à menacer de sa démission afin que des places de fac soient ouvertes aux indiens ) aujourd’hui chaque année, les indiens natifs (Kaingang, Guarani…) peuvent être formés à l’Université, et réinvestir ce savoir une fois de retour dans leur communauté. Cet « exil » ponctuel est une étape difficile pour l’étudiant qui quitte sa tribu, et également pour sa communauté pour qui le départ chez le « blanc » pour « apprendre » peut être mal interprété. Ces départs se font sous l’autorité du « cacique » (chef ethnique) de la communauté qui sélectionne les postulants et qui autorise cette formation.

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Les capacités interculturelles de Mr Martin Gentini sont très importantes dans  ce projet extrêmement délicat. Avant le départ des jeunes pour la « ville », Alfredo rencontre fréquemment la communauté, le cacique, afin qu’il n’y ait d’incompréhensions culturelles. Il accompagne ensuite, de façon régulière, les étudiants indiens sous la forme de groupes de parole ou de projet de réappropriation des savoirs ancestraux afin qu’ils maintiennent, mêmes isolés, le lien avec leur ethnie. Ce projet collectif est un manuel bilingue de soin kaigang/brésilien qui présente les différentes façons de soigner dans la communauté et à l’extérieur. Nous avons eu la chance de rencontrer ces étudiants, qui nous ont ouvert la porte de leur cité U, l’occasion de découvrir leurs cultures « indigènes », où la dimension spirituelle et magique est d’une grande importance, où le respect des anciens et de la communauté prend le pas sur la réussite individuelle. Une belle rencontre, durant laquelle, au-delà du côté ethnologique, les étudiants ont partagé avec nous un pan de leur histoire, notamment la dimension difficile  d’ « entre-deux culturel » dans laquelle ils sont placés et ce conflit tradition/modernité dans lesquels ils sont baignés en permanence.

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Communauté de Pelotas – Casa Do Caminho

Dernière découverte de la région de Rio Grande Do Sul, nous partons à la rencontre d’un centre de santé communautaire – « la maison du chemin » – à Pelotas. Ce lieu d’accueil gratuit, œcuménique, autogéré, fondé et mené par la très dévouée Irma (Sœur) Assunta Tacca, accueille la population pauvre de la ville. Dans ce grand espace, à la fois centre spirituel, projet social et lieu de soin, on trouve des salles de consultation psychologique, des salons de massage, et un centre de phytothérapie. Ici, le corps et l’esprit se soignent ensemble.

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Sœur Assunta est une initiée à la thérapie par les plantes et, à l’intérieur même du centre, poussent des centaines d’herbes et de plantes médicinales : une pour chaque maux. Nous pourrons visiter son atelier, plein de petits sachets et de petites fioles, dans lequel elle confectionne elle-même ces « Fleurs de Bach ». La Sœur nous parlera de son parcours de religieuse, puis de son détachement de certaines valeurs de l’Eglise lorsqu’elle s’est rapprochée des indiens, dont elle a défendu ardemment les droits. On sent une douceur, une sagesse, une bienveillance chez cette dame dont le parcours est fait de luttes et d’engagement auprès des plus faibles.

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Nous rencontrons également la psychologue du centre : Ceci SILVA (photo ci-dessous), qui travaille de façon bénévole dans le service. Elle nous parlera de son parcours de thérapeute, de son engagement, et de son statut de femme soignante noire au Brésil. En effet, elle est une des seules psychologues afro-descendantes de cette région du Brésil pour ne pas dire du pays, l’accès à l’éducation universitaire est encore très difficile chez les « minorités » qui représentent plus de 50% de la population !?!

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Documentaire sur la « casa do caminho » pour les lusophones : http://www.youtube.com/watch?v=-cvMIvXE9Is

 

LEXIQUE /

* Théâtre de l’opprimé : Le théâtre de l’opprimé est une méthode de théâtre interactive dans laquelle le spectateur est fortement invité à intervenir et à modifier l’issue de la scène. La méthode du théâtre de l’opprimé a été créée en Amérique Latine dans les années 1970. Elle est le fruit des recherches et de la pratique du metteur en scène brésilien Augusto Boal au cours de son exil en Amérique Latine et en Europe.  Dans le contexte très politisé de cette époque, son objectif était de faire émerger la parole de groupes minoritaires ou marginalisés, des opprimés.

Une séance débute comme une représentation classique. Des acteurs professionnels jouent une scène de la vie quotidienne dans une entreprise, une famille ou une école. L’échange se termine mal et le public ressent un certain malaise. Puis les comédiens rejouent la saynète, mais chaque spectateur peut l’interrompre à loisir et en modifier le cours. Il lui suffit alors de monter sur scène et de prendre la place d’un acteur ou d’inventer un nouveau personnage. La discipline consiste à essayer en scène des actions ou des discours que l’on trouve difficiles à exprimer dans la vie. Elle est destinée à des élèves, des retraités, des minorités, des paysans, des employés… à toute personne pouvant se retrouver dans une position d’opprimé et à imaginer par la mise en scène une issue possible qu’elle pourra appliquer dans le réel. http://www.theatredelopprime.com/

* Supervision : La supervision professionnelle ou l’analyse des pratiques est généralement mis en place par un psychologue ou psychanalyste et s’adresse aux institutions, aux professionnels de la relation d’aide : psychologues, éducateurs, moniteurs d’atelier, infirmiers, professeurs des écoles, enseignant… souhaitant travailler sur leur vécu personnel ou collectif face à des cas difficiles, des relations face aux collègues ou à la hiérarchie. Cela permet de conserver un juste positionnement dans sa pratique et un équilibre en écoutant l’éclairage d’une personne extérieure au service. 

L’objectif est alors de prendre du recul par rapport aux situations professionnelles rencontrées, de réfléchir sur sa pratique professionnelle (sa place, son rôle, son cadre…) et d’élaborer des réponses adaptées, par un travail d’équipe en présence d’un psychologue.

* Psychothérapie institutionnelle : Il est difficile de donner une origine à ce qui s’est mis en place, peu à peu, sans concertation, dans différents lieux. Il n’y a pas d’inventeur, pas d’acte de naissance. Le principal lieu d’origine reste cependant l’hôpital de Saint-Alban-sur-Limagnole, en Lozère, et comme fondateur, le psychiatre catalan François Tosquelles. Ce dernier, républicain marxiste de sensibilité libertaire, a déjà eu l’occasion de transformer la pratique médicale en Espagne, pendant la guerre civile. Il a, par exemple, embauché des prostituées comme personnel soignant, celles-ci s’y connaissant, en matière d’hommes. Condamné à mort par le régime de Franco, il se réfugie en France à l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban-sur-Limagnole, et participera alors à sa transformation.

À l’époque, les hôpitaux gardaient, en général, une structure concentrationnaire. La prise de conscience, chez certains membres des équipes soignantes, qu’ils se comportent avec les malades un peu comme les gardiens des camps avec les prisonniers a créé un élan afin de modifier en profondeur l’institution et les rapports soignants / soignés. L’hôpital cesse d’être le lieu où l’on est soigné (et enfermé !) pour devenir le lieu par lequel on est soigné. En 1947, Jean Oury arrive comme interne à Saint-Alban, il y rencontrera Félix Guattari. Ce dernier collaborera dans la clinique qu’il fondera en 1953 à Cour-Cheverny, La Borde, qui deviendra un haut lieu de la psychothérapie institutionnelle. 

Dans la psychothérapie institutionnelle, il n’est plus simplement pris en compte le patient, mais aussi le lieu dans lequel il vit. Il s’agit de permettre au patient d’être actif, de ne pas être simplement un objet de soins.

* René Lourau (1933-2000) : sociologue, l’un des fondateurs de l’Analyse Institutionnelle, prof. à Paris VIII, écrivain de plus d’une quinzaine de textes très importants, dont Implication Transduction, Cléfs pour la sociologie, L’Analyse Instituttionnelle, Sociologue à Plein temps, L’analyseur LIP…

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3 réflexions au sujet de « BRESIL »

  1. Superbes articles les amis, c’est extrêmement agréable de vous lire!!! Hâte de voir vos images en mouvement 🙂 des gros bisous
    take care

  2. Salut Toan. Si j’avais su que vous passiez à Porto Alegre, et plus encore à l’Universidade Federal do RS je vous aurai donné le contact de mon oncle qui dirige la chaire de langues de l’Universsté et qui y donne des cours. il vit au Brésil depuis 1970 et aurait certainement pu vous balancer quelques infos ou peut-être vous aider à vous diriger…Sympa votre voyage…je suis passé par là en 75/76, j’étais même en Argentine lors du coup d’état de Videla… Bonne continuation. Bruno (donbruno.ponge@gmail.com), l’ancien copain de Myriam qui s’est occupé des t-shirts de ta sœur occasionnellement il y a quelques années de cela.

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